Le rêve de l’accession à la propriété devient réalité — le Fonds accueille quatre nouveaux partenaires en Colombie-Britannique

Vancouver, le 25 juillet 2018 — Le rêve de construire, d’acheter ou de rénover une maison dans sa collectivité s’est concrétisé pour de nombreux citoyens des Premières Nations qui ont choisi de devenir partenaires du Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations (le « Fonds »). Aujourd’hui, le Fonds est heureux d’annoncer l’ajout de quatre nouveaux partenaires de la Colombie-Britannique.

« Depuis l’inauguration du Fonds il y a 10 ans, nous constatons une reconnaissance croissante chez les Premières Nations de la valeur et des possibilités associées à l’accession à la propriété. Les gens savent maintenant qu’ils n’ont plus à faire cavalier seul : ils créent de la richesse et construisent les maisons de leur choix à l’aide d’une hypothèque bancaire garantie par le Fonds » a déclaré John Beaucage, président du Fonds.

À ce jour, 240 Premières Nations ont accepté ce changement, y compris la bande Kispiox, la Première Nation K’ómoks, la Première Nation Katzie et la bande Tsal’alh. Chaque Première Nation partenaire a pris des mesures importantes pour élargir les options de logement du marché pour ses citoyens et faire de l’accession à la propriété une réalité.

Le Fonds a approuvé un crédit potentiel de 950 millions de dollars pour quelque 6 600 prêts à domicile, ce qui représente un investissement significatif dans les collectivités de Premières Nations au Canada.

« Au nom de la bande de Kispiox, je suis reconnaissante de tout le travail que le personnel du Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations (FLMPN) a accompli jusqu’à présent. L’évaluation et l’approbation de l’amélioration des termes de crédit ont été très bénéfiques pour notre collectivité. Le partenariat avec le FLMPN nous a permis de bénéficier d’un meilleur accès à des prêts à des taux d’intérêt réduits auprès des différentes institutions financières associées au programme du FLMPN.

Le soutien continu offert dans le cadre du Programme de développement du potentiel du FLMPN pour le perfectionnement du personnel et du conseil s’est avéré une excellente occasion d’accroître les compétences, les connaissances et l’autonomie de la bande de Kispiox. » - La chef Louise Johnson

« La chef et le conseil de la Première Nation K’ómoks sont heureux de travailler avec le FLMPN afin d’offrir à nos membres des opportunités en matière de logement. Le FLMPN permet aux membres de construire leur maison et de retourner dans notre communauté, ce qui est un objectif de notre nation énoncé par nos membres dans notre plan communautaire détaillé. » - La chef Nicole Rempel

« La Première Nation Katzie connaît une croissance rapide, et nous sommes très heureux de pouvoir offrir à nos membres cette possibilité d’accession à la propriété afin qu’ils puissent continuer de renforcer leurs capacités et trouver une réponse à leurs besoins en matière de logement. Cette amélioration apporte un aspect de durabilité, et nous avons hâte de bâtir cette relation avec le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations. » - La chef Grace Cunningham

« On n’est jamais mieux que chez soi, et le fait d’avoir une maison assure une sécurité et un confort à tous. Une maison apporte des souvenirs joyeux, chaleureux et inoubliables. Nous ne faisons pas que construire des maisons, nous créons des maisons pour les Tsal’alhmec. » - La chef Ida Mary Peter

« La grande majorité des commentaires de nos partenaires sont qu’ils partagent notre conviction qu’une bonne option de logement du marché, comme celle qu’offre le Fonds, fera partie intégrante de leur boîte à outils de logement à mesure que les Premières Nations iront de l’avant », a ajouté M. Beaucage. « En tant que fière organisation des Premières Nations, nous savons que notre travail vient tout juste de commencer. »

Le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières nations

Le Fonds, une fiducie enregistrée à but non lucratif, a été établi par le gouvernement du Canada et est issu de ce qu’on appelle dorénavant l’Accord de Kelowna. Les collectivités des Premières Nations accusent toujours un retard par rapport au reste du Canada quant aux déterminants de la santé et à la plupart des déterminants sociaux et économiques, dont le logement. Les données les plus récentes de Statistique Canada, qui datent de 2011, révèlent que 31 pour cent des unités de logement dans les réserves étaient de propriété privée par rapport à environ 69 pour cent chez les Canadiens non autochtones. Selon le recensement de 2016 :

  • un cinquième (19,4 %) de la population autochtone totale au Canada a déclaré vivre dans un logement nécessitant des réparations majeures, comparativement à 6,0 % de la population non autochtone;
  • près d’un cinquième (18,3 %) de la population autochtone vit dans un logement qui est considéré comme étant de taille insuffisante pour le nombre de personnes qui y habitent, selon la Norme nationale d’occupation.

Le Fonds aide les familles des Premières Nations à surmonter les obstacles à l’accession à la propriété et à combler ce fossé en matière d’habitation. L’investissement unique de 300 millions de dollars du gouvernement fédéral dans le Fonds pourrait, par effet de levier, engendrer des investissements totalisant 3 milliards de dollars dans des logements dans des réserves et sur des terres désignées et des terres réservées aux Premières Nations de toutes les régions du pays.

Le Fonds aide les communautés des Premières Nations en :

  • fournissant un filet de sécurité de 10 % pour les prêts à l’habitation garantis par la Première Nation;
  • fournissant un levier financier pour négocier avec les prêteurs les meilleures modalités de prêt possibles;
  • renforçant les communautés des Premières nations et en leur permettant d’accroître leur autonomie grâce à de nouveaux outils de littératie financière et de gestion financière, en améliorant le cadre de gouvernance et en développant le potentiel par l’éducation, l’information et des services innovateurs.

Le Fonds collabore avec les institutions financières qui s’engagent à fournir un service de haut niveau aux gouvernements des Premières Nations :

Voici la liste de plus en plus longue d’institutions financières au Canada qui ont choisi de financer les prêts garantis par le Fonds : BMO; la Banque CIBC; Peace Hills Trust; la Banque des Premières Nations du Canada; Vancouver City Savings, Affinity Credit Union et Valley First Credit Union; Envision Financial; le Mouvement Desjardins, Northern Savings Credit Union, Williams Lake and District Credit Union et la caisse populaire Alliance limitée.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web du Fonds à l’adresse www.flmpn.ca.

Relations avec les médias :

Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations
Deborah Taylor
Directrice exécutive
613-740-9931

Bande de Kispiox
Keith Morgan, Bgs.
Gestionnaire de la bande de Kispiox
250-842-5248, poste 103

Première Nation K’ómoks
Tina McLean
Administratrice
250-339-4545

Première Nation Katzie
Denis Vaillancourt
Directeur financier
604-465-8961

Tsal’alh
Crystal Branget, MBA
Administratrice
250-259-8227, poste 201

Document d'information

Aperçu des récents partenaires du Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations

Bande de Kispiox

La bande de Kispiox est située sur le territoire Gitksan, à quinze kilomètres de la Kispiox Valley Road au nord d’Hazelton, à la confluence des rivières Kispiox et Skeena. La communauté a une superficie de 1 650 acres. Le village de Kispiox est entouré de montagnes et de rivières qui forment un paysage à couper le souffle.

Le nom traditionnel du village est Anspayaxw, qui se traduit par « peuple du lieu caché ». La communauté de Kispiox est l’une des six anciennes communautés de la Première Nation Gitksan qui existent aujourd’hui dans la région. Kispiox a environ 3 000 ans, existant, comme plusieurs autres villages, depuis l’époque où la population a quitté l’ancienne ville de Txemlax en pleine catastrophe et s’étant dispersée depuis. Des trouvailles archéologiques et des preuves fondées sur l’histoire orale indiquent que les Gitksans se sont installés dans la vallée de Ksan ou de la rivière Skeena après la dernière période glaciaire il y a de cela environ 10 000 ans. Des villages ont été découverts et abandonnés tout au long de l’histoire des Gitksans. Les deux derniers villages à être délocalisés sont Kuldo’o et Gisga’g’as, qui ont été déplacés à Kispiox et à Gitanmaax. De nos jours, sept collectivités des Premières Nations occupent le territoire des Gitksans.

La bande de Kispiox est régie par un conseil de bande élu constitué de neuf conseillers et d’un conseiller en chef. Le personnel du bureau du conseil de bande de Kispiox est composé de quinze employés permanents à temps plein, de deux opérateurs de machines, de travailleurs occasionnels et d’équipes sylvicoles saisonnières.

En date du 31 mai 2018, la bande de Kispiox comptait 1 646 membres inscrits : 584 d’entre eux habitent dans la réserve et 1 062 membres habitent à l’extérieur de celle-ci.

Première Nation K’ómoks

La Première Nation K’ómoks est une petite communauté composée des tribus Salish de la côte nord et Kwakwaka’wakw de la Colombie-Britannique, nichées entre les villes de Comox et de Courtenay, sur l’île de Vancouver. Près du tiers des plus de 330 K’ómoks vivent dans la communauté.

La Première Nation K’ómoks compte quatre réserves : Comox RI no 1, Puntledge RI no 2, Goose Spit RI no 3 et Sayward no 1, pour un territoire total d’environ 2 807 hectares. Cette assise territoriale pourrait changer considérablement étant donné qu’un grand territoire est envisagé par les K’ómoks, qui sont actuellement dans le processus relatif aux traités.

La RI no 1 comprend 82 maisons appartenant à des membres de la communauté et deux duplex appartenant à la bande et loués à des membres de la communauté. C’est le seul territoire du ressort de la Première Nation qui fournit des logements aux membres de la communauté. Avec l’appui d’un comité du logement, le service du logement de la Première Nation supervise les programmes d’administration du logement, y compris l’accession à la propriété, et encourage les membres de la communauté à déménager dans la réserve. Récemment, la Première Nation, en partenariat avec le Fonds, a élargi les possibilités de logement pour les membres admissibles qui souhaitent posséder une maison dans leur propre communauté. Elle s’emploie en ce moment à aménager un nouveau lotissement qui ajoutera progressivement environ 27 lots de logements pour permettre à des membres de construire de nouvelles maisons.

Ce dernier projet s’inscrit dans la vision de tous les membres de la communauté, vision selon laquelle « La Première Nation K’ómoks est une communauté prospère et saine où chaque membre a droit à l’autosuffisance. » « Comox » est une version anglicisée de K’ómoks, un dérivé de kw’umalha, mot du kwakw’ala qui signifie « abondant, riche ».

Première Nation Katzie

La Première Nation Katzie (PNK) compte près de 600 membres, dont la moitié vit dans trois réserves. La principale collectivité est située en bordure de la ville de Pitt Meadows, en Colombie-Britannique, sur la rive nord du fleuve Fraser. La Première Nation a été reconnue à l’échelle régionale et nationale pour les partenariats qu’elle a établis avec la ville de Pitt Meadows en vue d’obtenir des services et d’améliorer les relations avec la municipalité. La majorité des membres qui vivent dans les réserves travaillent hors de celles-ci.

On dénombre environ 120 maisons dans les réserves, dont la plupart appartiennent à des particuliers détenant un certificat de possession. Il existe également un certain nombre de logements locatifs et de logements régis par des ententes de location avec option d’achat. Le Service du logement est supervisé par un conseiller élu comme principal représentant. Ce dernier travaille en collaboration avec le chef, le conseil et l’administration pour assurer une approche juste et équitable en matière de logement à la collectivité des trois réserves. En tant que bande certifiée détentrice d’un code foncier, Katzie délivrera désormais des certificats d’intérêt permanent et élaborera des lois et des politiques pour appuyer la certitude quant aux droits de propriété et au régime foncier.

Katzie travaille activement avec le Fonds pour accroître les options de logement dans les réserves, renforcer les compétences du personnel, resserrer les lois et les politiques, en mettant l’accent sur le logement et les terres, et appuyer les initiatives de sensibilisation des membres, telles que la formation sur les testaments et les successions, ce qui mènera à une plus grande autonomie et protégera les intérêts des membres.

Tsal’alh

Les membres de la bande St’át’imc - Tsal’alhmec, le peuple du lac (membres de la bande Tsal’alh), qui vivent et prospèrent au bord du lac depuis des temps immémoriaux, sont situés dans une région éloignée semi-isolée au point le plus central et septentrional du territoire St’át’imc, le long des rives des lacs Seton et Anderson. Étant l’une des onze communautés St’át’imc sur le territoire St’át’imc, cette bande a toujours eu une relation étroite avec la terre, ainsi qu’une responsabilité de gérance collective très importante pour le peuple Tsal’alhmec. Ses membres comprennent et reconnaissent avec respect l’héritage que leur ont laissé leurs ancêtres et, suivant leurs conseils, ils continueront à vivre selon leur culture et leurs traditions, pour les générations à venir.

De nos jours, la communauté St’at’imc – Tsal’alhmec compte 700 membres, dont environ 320 membres vivent dans la réserve, et elle ne cesse de croître. La communauté possède une école maternelle, une école primaire, une école secondaire, un centre de santé, une caserne de pompiers ainsi qu’un complexe pour les aînés. On y trouve aussi un poste d’essence, un parc de roulottes et une scierie. Par ailleurs, la communauté produit des œuvres d’art et de l’artisanat, en plus d’être le principal fournisseur de services Internet de la région.

La Première Nation Tsal’alh est très occupée par l’aménagement d’un nouveau bureau de conseil de bande et par des ajouts à l’école, à la garderie, aux logements et à l’infrastructure. Le parc de logements de la Première Nation est composé d’environ 60 logements locatifs et d’environ 50 propriétés appartenant à des membres de la bande. En raison de la demande croissante pour les logements, on explore actuellement des solutions de rechange comme les maisons en rangée, les appartements accessoires et les logements unifamiliaux. La Première Nation Tsal’alh est impatiente de travailler avec le Fonds à mesure que ses plans liés à ces initiatives progressent, dans le but de fournir aux Tsal’alhmec des foyers sécuritaires, abordables, innovants et confortables dont ils peuvent être fiers.