Depuis le 13 août 2026, le ministère des Services aux Autochtones a recensé 21 collectivités des Premières Nations qui ont été évacuées en raison de feux de forêt. Ce bilan s’inscrit dans un contexte où, depuis le 1er avril, 86 feux de végétation ont ravagé des espaces naturels fréquentés par les Premières Nations. Parmi les occupants évacués, près de 2 000 personnes risquent de perdre leur domicile, et 32 autres nations autochtones sont touchées par cette catastrophe.
Ces événements sont alarmants et bouleversent la vie de Premières Nations tout entières. Les futurs propriétaires pourraient se demander s’il est sage de faire construire une maison. Malgré ces réalités décourageantes, les Premières Nations se mobilisent et élaborent des solutions avec le génie qui leur a permis de subsister depuis des temps immémoriaux.
Reconnaître les conséquences foudroyantes des influences coloniales et mondiales
Le déplacement forcé vers les réserves est l’une des principales raisons pour lesquelles les Autochtones sont 30 fois plus exposés aux feux de forêt que les autres Canadiens. Les réserves sont généralement situées dans des régions isolées et boisées qui n’attiraient pas vraiment les colons.
En outre, ce sont les autorités fédérales, territoriales et provinciales qui assument les responsabilités en matière de santé, d’énergie et de logement des Premières Nations, et ces champs d’action sont aussi sujets aux décisions des municipalités. Ces approches nationales, provinciales et territoriales sont financées séparément, en « silos », sans possibilité d’établir un lien durable entre la sécurité, le bien-être, l’efficacité énergétique et la résilience climatique. Les Premières Nations ne disposent pas du soutien financier fédéral et provincial nécessaire pour gérer les risques de feux de forêt ni des pouvoirs suffisants pour demander des comptes aux autres administrations.
La brutalité de l’expansion coloniale perdure aujourd’hui dans l’économie politique mondiale. L’extinction des peuples autochtones et l’exploitation inlassable des ressources naturelles ont endommagé de façon permanente les relations que ces peuples entretiennent avec la terre et la nature. Aujourd’hui, ce sont les systèmes économiques, politiques et historiques qui permettent aux puissants de perturber le climat par leurs comportements, comme la dépendance aux combustibles fossiles, la déforestation, la destruction des zones humides et la promotion d’une consommation sans limite.
Sur le terrain, les Premières Nations ont du mal à entretenir leurs infrastructures. Par rapport à la population non autochtone, les membres des Premières Nations sont plus de trois fois plus susceptibles de vivre dans un logement nécessitant des réparations. Les codes du bâtiment et de prévention des incendies ne sont pas réglementés uniformément d’une Première Nation à l’autre, et il manque souvent de pompiers et d’inspecteurs du bâtiment dans les communautés.
Alors que les changements climatiques continuent de faire grimper les températures et de favoriser l’assèchement des sols, ce qui accroît l’intensité et la durée des feux de forêt, les Premières Nations resteront les principales victimes de l’héritage colonial imposé aux peuples autochtones du monde entier. À l’échelle individuelle, voici 13 mesures mises en œuvre par les Premières Nations pour se préparer aux feux de végétation, les réduire et en limiter les dégâts.
1 Formation en sécurité incendie et responsabilité des résidents
Alan Westhaver, dont les recherches sur l’incendie de 2017 à Fort McMurray ont été financées par l’Institut de prévention des sinistres catastrophiques, rappelle l’importance de préparer son logement à résister aux incendies. Ce ne sont pas les flammes ni la chaleur du feu de végétation qui ont provoqué l’embrasement de la plupart des habitations, mais bien les braises éparpillées par le vent.
Pour protéger son domicile, il est essentiel de colmater les fissures de plus de trois millimètres sur les toits, les portes, les portes-moustiquaire, les fenêtres et les autres surfaces avec un matériau incombustible. Cette mesure vaut également pour les ouvertures de ventilation, dont les grilles ne doivent pas avoir des trous plus grands que trois millimètres. Une terrasse en bois peut aussi s’enflammer et propager le feu à la maison, tout comme la présence de feuilles dans les gouttières.
Le site Firesmart.ca propose ces conseils et d’autres mesures visant à rendre les bâtiments plus résistants au feu. On y trouve notamment une carte illustrée de la « zone d’embrasement d’une maison », c’est-à-dire la zone qui doit être dégagée des broussailles ou des objets susceptibles de s’enflammer et de propager le feu à la maison.
Cet article utilise les termes « végétation » et « feu de végétation » pour décrire les sources de combustible végétal et les zones où ces incendies se produisent, notamment les feux de forêt, d’herbe et de broussailles. Les spécialistes des incendies utilisent également le terme « interface entre les terres non défrichées et les zones urbaines » pour décrire les zones où les habitations et autres infrastructures sont entremêlées à la végétation, ce qui augmente le risque de propagation du feu jusqu’aux constructions humaines.
2 Récupération du brûlage dirigé
The right to burn: barriers and opportunities for Indigenous-led fire stewardship in Canada, un article rédigé sous la direction de Kira M. Hoffman et de la chercheuse métisse et spécialiste des incendies, Amy Cardinal Christianson, PhD, nous rappelle que l’intendance autochtone du feu n’appartient pas au passé. Il s’agit d’un « système de connaissances dynamique qui s’adapte à l’évolution des conditions environnementales ».
De nombreux obstacles empêchent la reprise des pratiques de brûlage traditionnel qui permettaient de maintenir l’équilibre avant la colonisation :
- Plus de 200 ans de techniques d’extinction des incendies ont entraîné une accumulation sur le sol forestier d’arbres morts, de feuilles mortes et d’autres matériaux combustibles. Avant que les collectivités ne puissent procéder à des brûlages dirigés, il faut effectuer des travaux d’éclaircissage et de paillage qui demandent beaucoup de main-d’œuvre.
- Malgré la mauvaise gestion coloniale à l’origine des conditions actuelles aux répercussions disproportionnées sur les communautés autochtones, il ne leur est laissé que très peu de moyens pour pratiquer ces brûlages traditionnels.
- Il peut être difficile d’accéder aux savoirs culturels préservés ou de les transmettre. Hoffman et Christianson font également remarquer que « les perspectives et les pratiques autochtones en matière de gestion des incendies restent méconnues et non transférables ».
Il est dans l’intérêt de tous les Canadiens d’accroître le soutien financier et les ressources consacrés à la gestion autochtone du feu, qui permet de prévenir et de réduire à faible coût les risques d’incendie dans les zones d’interface communautaires et sur l’ensemble des territoires. Les auteurs de l’article ci-dessus recommandent la création de groupes de travail intergouvernementaux chargés de lever les obstacles à l’intendance autochtone en matière de compétence, de responsabilité et de gouvernance des terres dans l’ensemble des forêts du pays.
Ils plaident également en faveur d’une ouverture des métiers scientifiques et de gestion des feux de forêt en soutenant l’accréditation des praticiens de la lutte contre les incendies dirigée par des Autochtones. Ils « n’ont connaissance d’aucun cours [d’enseignement supérieur] axé sur l’intendance autochtone du feu, l’écologie culturelle du feu ou le brûlage dirigé ».
Dans sa brochure qui rend compte des contributions des communautés autochtones à la prévention des feux de forêt, Mme Christianson recommande aux Premières Nations de faire appel à FireSmart Canada et de collaborer avec les collectivités autochtones avoisinantes ainsi qu’avec les différents paliers de gouvernement pour instaurer des collaborations interorganismes et définir une stratégie intégrée de prévention des feux de forêt et de réduction des risques, fondée sur les valeurs culturelles, les pratiques éprouvées et les protocoles traditionnels.
« Aujourd’hui, les exemples les plus prometteurs de gestion durable des forêts et de régénération des terres forestières dégradées sont entre les mains des peuples autochtones et des collectivités locales. »
- Amy Cardinal Christianson, PhD
3 Maisons écoénergétiques
Une collaboration stratégique entre l’Institut climatique du Canada et l’Indigenous Clean Energy invite les acteurs concernés à passer à l’action, et présente des arguments d’ordre économique en faveur de la création de logements autochtones à haute efficacité énergétique, pouvant résister aux menaces climatiques.
Le rapport intitulé Bâtir la force grâce à l’abri conclut que les approches actuelles sont inefficaces en raison des chevauchements entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Le document fait valoir qu’une politique élaborée en collaboration avec les dirigeants autochtones permettra de proposer plusieurs modèles de financement suffisamment souples pour répondre aux besoins culturels de chaque Nation en tenant compte des conditions climatiques des différentes régions. Selon le rapport, il faudra des investissements à long terme et un financement pluriannuel pour que les Premières Nations puissent assurer la construction de logements durables, la rénovation des bâtiments existants et la surveillance de la santé.
Les maisons saines décrites dans le document d’orientation affichent des factures d’énergie moins élevées, une meilleure qualité de l’air grâce à une construction étanche, l’installation d’appareils électroménagers et d’éclairages à faible consommation, ainsi qu’une isolation pour retenir la chaleur et réduire les besoins de climatisation. Même si les émissions combinées de toutes les maisons des Premières Nations restent négligeables par rapport à celles des entreprises et des milliardaires, une maison bien adaptée contribuera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la lutte contre le réchauffement climatique.
À l’instar des arguments en faveur du retour des brûlages dirigés aux mains des populations autochtones, le renforcement des capacités communautaires en matière de maisons écoénergétiques passe par un soutien à la formation, au développement des compétences et à la création d’emplois.
« Chaque dollar investi dans le logement autochtone peut produire un rendement social d’environ 6,79 $, dont une économie pour le gouvernement estimée à 3,12 $. »
-C.-B. Aboriginal Housing Management Association
Visionnez le mini-documentaire [en anglais] sur l’énergie propre autochtone pour découvrir la différence que peut faire une formation pratique sur le logement et l’énergie propre offerte directement dans 15 collectivités autochtones.
4 Normes de construction propres à chaque collectivité
La Stratégie de protection des Premières Nations contre les incendies, 2023 à 2028, vise tous les types d’incendies, en réaction aux taux élevés de décès causés par le feu chez les membres des Premières Nations par rapport aux autres citoyens du Canada.
« À l’échelle nationale, les membres des Premières Nations sont dix fois plus susceptibles de mourir dans un incendie que les personnes non autochtones. »
- Statistique Canada
Aider les Premières Nations à élaborer, mettre à jour ou adopter les codes et normes de construction locaux, provinciaux et nationaux pour répondre à leurs besoins spécifiques et en constante évolution constitue une mesure simple de cette stratégie. La construction de nouvelles maisons avec des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone directement reliés au réseau électrique démontre bien la facilité d’application de ces mesures.
Pour inciter les résidents qui n’en ont pas encore à installer et à entretenir leurs propres détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone à piles, il convient de proposer aux collectivités des formations et des moyens de prévention.
5 Modernisation des équipements et des infrastructures dans les réserves
Il existe un écart considérable entre les capacités de télécommunications et de transport par eau des collectivités rurales, éloignées et nordiques des Premières Nations et celles de la majorité non autochtone du pays. Selon l’Assemblée des Premières Nations (APN), la modernisation des infrastructures dans les réserves est essentielle pour réduire les délais d’intervention des services d’incendie des Premières Nations.
L’APN a également adopté une résolution à l’appui du Conseil national autochtone de la sécurité incendie (CNASI) dans le cadre de son projet de créer un centre national autochtone de répartition pour réduire les délais d’intervention et gérer les défaillances dans les communications.
6 Chefs de pompiers ou coordonnateurs des secours en cas d’incendie
Face à l’imminence des risques d’incendie, chaque collectivité doit assumer un rôle de direction spécialisé et entièrement financé en matière de préparation aux incendies, afin de promouvoir et de gérer ses besoins de protection contre les incendies et d’intervention d’urgence. Comme il est indiqué dans la stratégie de lutte contre les incendies élaborée conjointement par Services aux Autochtones Canada (SAC) et l’APN, la taille d’une collectivité ne devrait pas déterminer la capacité d’une Première Nation à promouvoir la préparation et la réactivité en cas d’incendie.
7 Renforcement des capacités professionnelles dans les réserves
Les besoins dans les réserves ne se limitent pas au leadership en matière de gestion des incendies. Selon l’ouvrage de Mme Christianson intitulé Blazing the Trail, les communautés autochtones ont surtout besoin des ressources suivantes : « professionnels de la foresterie; gestionnaires des ressources; gestionnaires autochtones des feux de végétation; agents de liaison locaux du savoir autochtone; opérateurs d’équipement autochtone; pompiers autochtones en milieu sauvage; une planification de la gestion des risques; des inspections des bâtiments. » L’outil Wildland Urban Interface Community Preparedness Tool décrit les rôles et responsabilités qui sont nécessaires à chaque collectivité pour se préparer au risque d’incendie et le gérer efficacement.
Les inspections des bâtiments par la communauté garantissent le respect des codes de construction propres à chaque Nation et permettent de trouver des solutions simples ou abordables que les résidents eux-mêmes peuvent mettre en œuvre. En plus d’avoir des travailleurs qualifiés et compétents dans ce domaine, les besoins particuliers des collectivités peuvent être mieux servis par les assureurs-incendie autochtones dont les évaluations déterminent les taux d’assurance.
8 Réseau de sécurité incendie
Le Conseil national autochtone de la sécurité incendie (CNASI) encourage déjà le réseautage nécessaire au renforcement des capacités conçues et dirigées par des Autochtones, dans le cadre de la Conférence sur la sécurité publique autochtone. C’est à cette occasion que les dirigeants communautaires, les professionnels des secours d’urgence et les entreprises qui fournissent des services de sécurité publique aux peuples autochtones peuvent présenter leurs innovations et partager les stratégies qui ont fait leurs preuves. À mesure que sont levés les obstacles au financement des fonctions de prévention des incendies dans les réserves et les entreprises, ces événements permettent de mieux faire connaître les programmes de sensibilisation et les services de soutien.
9 Collecte de données sur les incendies
Le CNASI recueille et stocke également les données fournies par les communautés autochtones elles-mêmes à propos des incendies. Le Système national de déclaration des incidents (SNRI) est une base de données unique qui permet d’analyser les causes, les origines et les circonstances des incendies afin de cerner les risques et d’attirer l’attention sur les causes profondes à l’échelle locale, provinciale et nationale.
Le SNRI permet de s’assurer que ce sont les Autochtones eux-mêmes qui décèlent les tendances, les lacunes et les risques émergents, et que ces informations sont prises en compte dans la planification de la formation, des infrastructures et de l’économie, selon une perspective autochtone.
L’autodéclaration permet aux Premières Nations de contribuer à la réduction des risques d’incendie, de blessures, de dégâts matériels et de pertes humaines.
10 Financement
Les Premières Nations sont déjà mises à rude épreuve par les conséquences de la colonisation, des cycles de financement qui freinent la mise en œuvre de solutions durables, des cycles électoraux qui peuvent déstabiliser les initiatives en cours, ainsi que par la répétition des urgences causées par les feux de forêt. Il est extrêmement difficile de solliciter des aides financières dans ce contexte, mais tant que les déséquilibres de pouvoir n’auront pas été corrigés, voici comment les Premières Nations peuvent obtenir des fonds fédéraux :
- Le Programme d’immobilisations et d’entretien (PIE) fait partie des Plans d’investissement dans l’infrastructure des Premières Nations (PIIPN) dont SAC se sert pour évaluer les besoins en infrastructure de chaque collectivité Ce programme n’est pas garanti, il faut le réactiver chaque année et il ne constitue pas un véritable programme de financement. Il sert plutôt de système de classement pour accéder à des programmes de financement ciblés et à durée limitée. Plutôt que de donner aux collectivités les moyens de bien satisfaire leurs besoins de sécurité, il est imposé aux Premières nations de gravir les échelons du système éducatif pour accéder aux niveaux d’investissement requis dans la formation et l’infrastructure. Les programmes comprennent le Fonds d’infrastructure des Premières nations (FIPN), le Programme d’aide à la gestion des urgences (PAGU) et le programme FireSmart.
- Le Programme d’adaptation aux changements climatiques des Premières Nations offre un soutien financier aux Premières Nations du Sud pour qu’elles puissent évaluer les effets des changements climatiques et s’y préparer. Ce programme ne couvre que la planification, et non pas les mesures concrètes.
L’APN s’est jointe à l’appel lancé par le CNASI à Services aux Autochtones Canada et à Sécurité publique Canada pour fournir un financement durable et un soutien technique aux travaux du CNASI, en veillant à ce que toutes les démarches soient déterminées par les peuples autochtones eux‑mêmes.
En plus de la conférence et du NIRS, le CNASI organise le Concours national des pompiers, gère les programmes de lutte contre les incendies de bâtiments, de forêt et de zone d’interface. Il offre une formation accréditée et gère les risques pour la santé au travail et la santé mentale dans le domaine de la lutte contre les incendies, comme l’exposition aux substances cancérigènes et les stress post-traumatiques.
11 Assurance collective des Premières nations
Il est difficile d’obtenir une assurance habitation dans les réserves. L’Autorité financière des Premières Nations (AFPN) a proposé une solution permettant de souscrire une assurance habitation et d’accéder à la propriété.
En 2025, l’AFPN a présenté au gouvernement du Canada une proposition budgétaire pour obtenir 104 millions de dollars sur cinq ans afin de mettre en place un régime d’assurance collective pour les Premières Nations. Son modèle propose aux Premières Nations de souscrire à une assurance collective des biens et des risques divers. Cette assurance inclut une protection financière contre les catastrophes climatiques dont les effets dévastateurs sont disproportionnés sur les communautés autochtones.
Grâce à un pouvoir d’achat accru, les experts financiers autochtones bénéficieraient d’un accès plus équitable au marché mondial de l’assurance et pourraient intervenir davantage dans la fixation des tarifs et des conditions proposées. Les objectifs de croissance économique autochtone, de stabilité des coûts et de résilience intergénérationnelle profiteraient également l’ensemble des collectivités.
12 Des solutions d’assurance à petite échelle conçues par les Autochtones pour leurs besoins
La Stratégie de protection des Premières Nations contre les incendies demandait à toutes les Premières Nations de souscrire d’ici 2025 une assurance-incendie pour les bâtiments appartenant à la bande. Certaines nations sont auto-assurées ou ont recours à des solutions gérées par des Autochtones.
Les plus importants courtiers d’assurance du Canada détenu par des Premières Nations, TIPI Insurance, propose divers services d’assurance directement aux consommateurs et aux collectivités. Parmi ceux-ci figure notamment un régime d’assurance pour les pompiers volontaires.
Les courtiers peuvent aider les particuliers ou les Premières Nations à trouver leurs meilleures options d’assurance. Le courtier dirigé par des Autochtones Alliant of First Nations (AFN) courtiers d’assurance travaille exclusivement avec les membres des Premières Nations. Aboriginal Insurance Services Inc. (AIS) est un assureur national détenu par des Autochtones. Acera et AON ont mis au point des protections spécialisées pour les collectivités autochtones.
13 Réduction des tarifs d’assurance habitation
Dans la plupart des réserves, l’assurance de biens est gérée au niveau communautaire, et son coût peut être partagé entre la bande et les propriétaires. Comme la hausse des réclamations d’assurance a incité les compagnies d’assurance à compenser leurs pertes en augmentant leurs primes d’assurance, il est nécessaire de prendre des mesures pour réduire ces tarifs.
Les tarifs d’assurance-incendie sont déterminés par le niveau de protection contre les incendies dans une Première Nation. Parmi les facteurs essentiels figurent l’approvisionnement en eau, les capacités des services d’incendie et les communications d’urgence.
Les Premières Nations peuvent améliorer leurs résultats en matière de sécurité incendie en entretenant les infrastructures essentielles, notamment par l’installation de gicleurs d’incendie dans les habitations. L’intégration des courtiers d’assurance et des ressources autochtones dans la planification de la gestion des risques est un moyen judicieux de promouvoir les solutions privilégiées par l’industrie.
Investir dans les économies et les solutions des Premières Nations
Outre le danger grandissant des catastrophes climatiques, il est essentiel d’investir dans la gestion des risques d’incendie par les Premières Nations, simplement parce que c’est une bonne décision économique. Les Premières Nations ont les connaissances et les capacités nécessaires pour s’adapter à l’intensification et la propagation des effets du changement climatique. Nous devons être à l’avant-garde des efforts de collaboration pour nous préparer à l’augmentation des risques d’incendie actuels et futurs.
Le gouvernement fédéral indique que les programmes d’emploi et de formation destinés aux Autochtones génèrent un rendement du capital investi de 45 %. Il semble évident que le financement de la formation, des certifications et des métiers spécialisés dans la gestion des incendies procure d’excellents rendements sur le plan social. Les investissements dans le logement durable permettent de réaliser des économies en matière de santé, favorisent de meilleurs résultats socio-économiques et réduisent les effets climatiques.
Les Premières Nations ont apporté les solutions qui permettent d’accéder à la propriété sur les réserves dans des conditions plus sûres. Tout ce qu’il manque, c’est le soutien financier nécessaire pour passer à l’action.
La construction de logements adaptés commence par le renforcement des capacités. Pour en savoir plus sur le renforcement des capacités du FHMPN